ONET – Aéroport Toulouse-Blagnac : le ménage attendra !12/05/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/05/P13-2_ONET_Blagnac_du_11_mai_2026_photo.jpg.420x236_q85_box-0%2C19%2C800%2C470_crop_detail.jpg2026-05-12

Dans les entreprises

ONET – Aéroport Toulouse-Blagnac

le ménage attendra !

À l’aéroport de Toulouse-Blagnac, géré par ATB dont l’actionnaire principal est Eiffage, le ménage a été morcelé en plusieurs entreprises sous-traitantes, dont l’une est ONET.

Illustration - le ménage attendra !

Dans cette entreprise, deux responsables tentent d’imposer leur autorité à coup de menaces, de convocations, d’accusations mensongères, de sanctions… Quelques minutes passées à fumer dehors et c’est une convocation, et le même tarif vaut pour quelques minutes de repos. Pas question non plus de prendre un café dans les distributeurs de l’aéroport, et pour un léger accrochage avec une auto-laveuse, c’est une semaine de mise à pied. Une agente disait d’une des chefs : « Elle a l’âge de ma fille et me parle comme si j’étais une esclave ! »

Pour la vingtaine d’agents, en grande majorité des femmes, plus question d’accepter cela, ils ont tous arrêté le travail dimanche 3 mai et réclament le départ de ces deux chefs. La direction d’ONET a fait venir des cadres de l’extérieur pour remplacer les agents et cherche à minimiser le mouvement en mentant sur les chiffres, tout en refusant jusqu’à présent de déplacer les deux responsables.

Dix jours après le début du mouvement, aucun des agents n’avait repris le travail. Tous les jours, ils se retrouvent pour manifester dans l’aéroport, et si la direction s’entête, les travailleurs d’ONET, eux, ne sont pas près de lâcher leur détermination et leur courage qui suscitent l’admiration des travailleurs de la plate forme.

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