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- Lutte ouvrière n°3024
- GXO Logistique – Seine-et-Marne : grève contre les bas salaires
Dans les entreprises
GXO Logistique – Seine-et-Marne
grève contre les bas salaires
Dans cette entreprise de logistique où 400 travailleurs, dont la moitié d’intérimaires, préparent les commandes de vêtements et de chaussures pour le géant du textile Zalando, 90% des embauchés ont fait trois semaines de grève totale.

Pour compenser des salaires tout juste au Smic, les travailleurs exigeaient une prime de 1 500 euros et une prime de transport. Tous les jours, une cinquantaine de grévistes sur les deux équipes se relayaient au piquet de grève. Ils ont reçu le soutien de militants de la CGT et de Lutte ouvrière de l’usine Safran toute proche, venus à plusieurs reprises.
Dans cette entreprise à majorité féminine, en plus des salaires au minimum, toutes et tous dénoncent les heures supplémentaires mises sur un compte RTT au lieu d’être payées. Le but est que le patron donne des repos… quand il n’y a pas de travail ! Ils en ont assez aussi de devoir débourser jusqu’à 180 euros pour la mutuelle obligatoire. La coupe était pleine, alors que GXO, qui compte plusieurs centres logistiques, et plus encore Zalando, ont largement les moyens de payer.
Les grévistes sont allés voir l’entrepôt GXO le plus proche, à quelques kilomètres, où ils ont été bien accueillis par les travailleurs.
Vendredi 11 juillet, ils ont obtenu une prime de partage de la valeur de 500 euros par an, une prime de carburant de 300 euros par an, et que le patron paye 75 % de la mutuelle au lieu de 50 % jusque-là. Il s’y ajoute le doublement de prime de rendement jusqu’à 200 euros par mois, 1,5 % d’augmentation générale et un jour de congé pour enfant malade.
Détermination et solidarité ont été nécessaires. Et avoir passé trois semaines à tenir tête au patron et à discuter ensemble a permis de resserrer les liens entre eux et de prendre confiance en leur force.
Ces champs de Seine-et-Marne ont vu surgir depuis quelques années des entrepôts similaires, de Mondial Relay à Chronopost et d’autres. Dans ce secteur, parmi les plus mal payés, les travailleuses et les travailleurs ont montré qu’ils étaient capables de se battre, et ils en sont fiers.