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- Lutte ouvrière n°3014
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CHI-Clermont
une militante traitée en délinquante
Le 24 avril, une militante syndicale de la CGT, retraitée de l’hôpital psychiatrique CHI, a été convoquée par la gendarmerie de Clermont-de-l’Oise en audition libre. Elle a été interrogée sur des plaintes déposées à son encontre suite à une action syndicale.
Le 7 janvier 2026, la CGT avait organisé un rassemblement devant les bureaux de la direction pour demander l’annulation du déménagement des services sociaux utiles au personnel et aux retraités de l’hôpital, une manifestation calme et pacifique qui avait regroupé plusieurs dizaines d’hospitaliers. Or quatre mois plus tard, sur les encouragements de la direction, cette militante, et elle seule, se voit reprocher les perturbations liées à cette manifestation.
Ces reproches sont mensongers. Ils découlent de la haine tenace de la direction contre cette militante qui a dû subir au fil des ans de multiples attaques. En 2023, le secrétaire du syndicat CGT du CHI avait dû également se défendre au tribunal d’une accusation de diffamation, dont il avait été heureusement relaxé.
La convocation du 24 avril à la gendarmerie, sur ordre du procureur, a immédiatement provoqué des réactions d’indignation. Le conseil municipal de Margny-lès-Compiègne et son maire, Bernard Hellal, ont voté une motion demandant le retrait immédiat de toutes les poursuites. Le maire LFI de Creil et le maire PS de Villers-Saint-Paul ont annoncé suivre le même chemin.
Ces protestations contre la criminalisation de l’action syndicale sont amenées à prendre de l’ampleur car toucher à une militante c’est s’attaquer à tous les travailleurs. Les poursuites doivent cesser immédiatement !