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- Lutte ouvrière n°3022
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Dans les entreprises
Renault Technocentre – Guyancourt : face au plan d’économies, un plan des travailleurs !
Jeudi 25 juin, la direction de Renault annonçait au Technocentre de Guyancourt, dans les Yvelines, un plan de 10 à 15 % de suppressions d’emplois dans l’ingénierie, soit entre 800 et 1 000 emplois sur les 5 800 en France.

Le lendemain, les responsables des différentes directions relayaient l’information auprès des salariés. L’argument des directeurs, maintes fois répété, était : « Il faut sacrifier encore des emplois ici pour sauver l’ingénierie. » Lors de la réunion organisée en streaming, les impressions des salariés au Technocentre étaient partagées. Certains étaient perplexes, car Renault a justement créé la branche Ampere Software Technology, considérée « activité high tech ». Alors, pourquoi supprimer maintenant 200 postes dans cette branche ? D’autres étaient révoltés d’entendre les directeurs justifier les nouvelles suppressions d’emplois par « un gain d’efficacité ».
La concurrence chinoise est aussi au cœur des discussions. Renault assène à chaque fois, et les médias relaient, que dans les problèmes du secteur automobile « la faute est à la concurrence chinoise ». C’est un prétexte et un mensonge, car Renault n’hésite pas à passer, quand ça l’arrange, des accords avec des constructeurs chinois, comme il y a quelques années avec Dongfeng, et actuellement, avec l’important constructeur chinois Geely. En Roumanie aussi, les travailleurs sont touchés par 200 suppressions d’emplois. Ils devaient « se porter volontaires » entre le 3 et le 18 juin, pour une résiliation de leur contrat le 20 juin.
Des protestations ont lieu actuellement contre la fermeture du site de Villiers-Saint-Frédéric, dans les Yvelines également. Jeudi 25 juin, 100 travailleurs sont venus au Technocentre pour exprimer leur opposition à cette fermeture. À Lardy, dans l’Essonne, 60 autres se sont rassemblés contre le plan de Renault.
La politique de Renault, comme de tous les capitalistes, est de maintenir ses profits en période de crise. Et les travailleurs la paient par des augmentations de charge de travail, des suppressions de postes, que ce soit dans les bureaux d’études ou les usines.
Renault a un plan pour sauver ses profits. Aux travailleurs, embauchés, intérimaires et prestataires, qui développent, conçoivent, produisent les véhicules, et font les milliards de profits de Renault, d’avoir leur propre plan pour sauver leurs moyens de vivre.