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Dans les entreprises
Renault – Flins : la direction aussi a eu chaud
À Renault Flins, lors de la canicule, les températures étaient intenables dans les ateliers. Plusieurs dizaines de travailleurs ont arrêté le travail, soit en se mettant en grève, soit en restant dans les salles de pause.
La colère s’exprimant, la direction a dû reculer et installer des climatiseurs dans plusieurs salles de pause. Dans un premier temps, elle a ajouté deux fois cinq minutes de pause supplémentaires aux équipes d’après-midi. Puis, sentant que le mécontentement montait, jeudi 25 juin, la direction a mis en place dix minutes de pause supplémentaires toutes les deux heures. Le lendemain, c’était encore dix minutes de plus par heure et les travailleurs ont été libérés 1h15 avant la fin de poste.
Dans les ateliers, il faisait tellement chaud que les retouches de peinture effectuées dans les secteurs de réparation des voitures ne tenaient pas. La température grimpait à 40, voire 45 degrés aux Presses, en Peinture, aux Pièces détachées. Travailler dans ces conditions était mission impossible.
Les dix minutes de pause par heure mises en place par la direction n’ont donc pas eu de mal à convaincre, dans certains secteurs, de rester toute la journée dans les salles de pause car personne n’avait envie de faire plusieurs allers-retours entre celle- ci et un atelier surchauffé. En Tôlerie et aux Presses, à certains moments, les travailleurs ont baissé eux-mêmes la cadence des lignes de production, ce à quoi les chefs n’ont pas osé s’opposer.
Personne ne comptant vraiment sur la direction pour s’occuper des conditions de travail et de la santé des travailleurs, ceux-ci s’en sont souvent chargés eux-mêmes. N’est-ce pas le plus simple ?