Nouvel hôpital de Navarre – Évreux : une direction vraiment gourde01/07/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/07/une_3022-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg2026-07-01

Dans les entreprises

Nouvel hôpital de Navarre – Évreux : une direction vraiment gourde

La situation au Nouvel Hôpital de Navarre (NHN) d’Évreux est une déclinaison locale de l’impréparation dans laquelle l’État maintient le système de santé public malgré la prévisibilité des épisodes caniculaires. La direction du NHN y ajoute une touche de mépris à faire bouillir de colère.

« Je passe ma journée à accrocher des couvertures de survie aux fenêtres », raconte une infirmière. Des volets ou des stores n’ont pas été installés à toutes les fenêtres de l’établissement. Dans trois services d’hospitalisation, la climatisation de la salle commune – seul espace équipé pour se rafraichir – a rendu l’âme, parfois depuis des semaines. Aucun équipement n’a été déployé en urgence, ni ventilateur ni climatiseur d’appoint. La situation est encore plus accablante dans les petites structures du NHN, disséminées sur le département dans des locaux où l’isolation est défaillante. Tout un arsenal doit être déployé pour se protéger du soleil : l’incontournable couverture de survie, mais aussi des parasols installés à l’intérieur.

Au NHN, rien n’a donc été anticipé et organisé pour répondre à cette situation de crise. Comme au moment du Covid, ce sont les salariés qui doivent faire preuve d’imagination et de solidarité pour compenser les défaillances de la prétendue « hiérarchie ». La direction est cependant bien présente pour multiplier les décisions aussi accablantes que les températures. Elle a dès le 19 juin organisé une réunion de crise pour parler canicule, mais pour ne rien annoncer d’autre que les recommandations ministérielles. En revanche, elle refuse de distribuer des bouteilles d’eau sous prétexte qu’elle fait cadeau de gourdes au personnel. Dans au moins un service, l’eau est impropre à la consommation, et de toute façon, elle sort chaude des tuyauteries.

La direction s’obstine aussi à refuser toute proposition d’aménagement de l’organisation du travail venant des travailleurs. Ainsi, elle repousse le télétravail quand il est parfaitement possible et elle reproche les reports de rendez-vous décidés dans les structures du département pour éviter les plus fortes chaleurs l’après-midi. Surtout, elle a refusé aux travailleurs du ménage qui le réclamaient collectivement de commencer plus tôt pour finir plus tôt. Sa préoccupation majeure est de démontrer qu’aucune décision ne peut venir des salariés, que c’est elle qui commande et qu’il faut marcher au pas.

Ceux qui transpirent doivent être ceux qui décident ! C’est la seule réponse à donner aux irresponsables qui prétendent commander.

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