Haute-Marne et Aube : formations supprimées, jeunes sacrifiés04/02/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/02/une_3001-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg

Leur société

Haute-Marne et Aube : formations supprimées, jeunes sacrifiés

La région Grand Est vient de décider de tailler à la hache dans le programme régional de formation (PRF) de l’Aube et de la Haute-Marne, un dispositif public pourtant indispensable.

Le programme permet à des milliers de jeunes et de chômeurs d’accéder à une formation, de construire un projet professionnel et, pour les plus précaires, de toucher une maigre rémunération pour survivre pendant leur parcours.

Ainsi, en 2025, le programme comportait 58 formations mais, en 2026, il n’en restera plus que 19, soit une suppression de plus des deux tiers. Le nombre de places passant de 1 400 à 400, plus de 1 000 jeunes et demandeurs d’emploi seront laissés sur le carreau. Les formations supprimées sont souvent la seule porte d’entrée pour des jeunes sans diplôme, des chômeurs de longue durée ou des personnes cassées par des années de petits boulots et de chômage. Ces dispositifs, largement utilisés par les missions locales et France Travail, permettent à des travailleurs sans emploi de reprendre pied. Les supprimer, c’est aggraver leur galère.

Les structures de formation et leurs salariés sont eux-mêmes touchés. Moins de financements, moins de formations, cela signifie des emplois menacés, des savoir-faire détruits et une dégradation des conditions de travail.

Pendant que l’État et les collectivités arrosent les grandes entreprises d’aides publiques sans contrôle, on explique qu’il n’y aurait « plus d’argent » pour former les jeunes et accompagner les chômeurs. S’en prendre ainsi à la formation professionnelle, c’est renforcer l’exploitation et l’injustice sociale.

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