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Leur société
Capgemini : champion français… de la chasse aux étrangers
Le groupe Capgemini, spécialisé dans les hautes technologies, a été pris la main dans le sac par des journalistes qui ont rendu publics ses contrats avec ICE, la police de l’immigration du gouvernement américain.
En effet, les logiciels informatiques développés par cette entreprise sont très utiles à ICE. Ils permettent d’identifier des personnes par reconnaissance faciale, puis de fouiller les réseaux sociaux et autres sites internet pour collecter et recouper des informations afin de pouvoir repérer et traquer ceux que la police recherche.
Depuis ces révélations par la presse, la direction de Capgemini, couverte par les membres du gouvernement français, a joué l’innocence, prétendant qu’elle n’était pas au courant des activités de sa filiale américaine… qui bénéficie pourtant d’un accord spécial avec les services de sécurité et de la défense des États-Unis depuis des années. Et, pour se blanchir, elle a décidé dans l’urgence de vendre cette filiale.
Mais les journalistes enquêteurs ont rappelé qu’avant que le groupe ne commence à faire le ménage, on pouvait lire sur son propre site internet la déclaration suivante : « L’équipe de Capgemini travaille en étroite collaboration avec la police américaine pour l’aider à expulser tous les étrangers en situation irrégulière des États-Unis » !
Il y a, paraît-il, une orgie mondiale de toutes les entreprises spécialisées dans les hautes technologies, autour du marché de la traque et de la surveillance aux États-Unis. La police de l’immigration ICE ayant vu son budget grandir de 8 à 28 milliards de dollars, cela représente des opportunités de contrats bien trop substantielles pour que la moindre morale entre en jeu dans les calculs de compagnies comme Capgemini. Il n’est d’ailleurs pas le seul groupe français concerné, l’entreprise Thalès étant aussi sur le coup.
L’argent n’a pas d’odeur ? Celui des grands trusts, si ! Et il pue la complicité avec les pires exactions.