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Bus – Paris : canicule et accident
Jeudi matin 25 juin, Porte de Saint-Cloud à Paris, un conducteur de la ligne 189 a fait un malaise au volant de son bus qui a percuté un arbre. Heureusement, il n’y a eu que des dégâts matériels.
Cela a très vite été connu des conducteurs de bus de la région parisienne. Comme, durant la canicule, la chaleur dans les bus était souvent épouvantable, pouvant avoisiner les 50 degrés, tous se disaient que cela devait arriver. D’autres conducteurs ont fait des malaises, dans d’autres dépôts, sans que les directions locales ne l’ébruitent.
Nombre de bus n’ont en effet pas de climatisation, ou alors elles sont en panne faute de maintenance et bien souvent elles ne sont pas assez puissantes. Elles ont été bridées sur les bus électriques ou à gaz pour privilégier l’autonomie du véhicule. En plus, elles cessent parfois de fonctionner.
Valérie Pécresse, la présidente de droite de la région Île-de- France, responsable de l’achat des bus, se défausse sur le gouvernement qui ne met pas assez de moyens et sur la gauche qui, avant elle, ne voulait pas de la climatisation dans les bus. Sauf que cela fait dix ans qu’elle occupe ce poste…
En fait, ils ont tous une responsabilité dans cette situation catastrophique, tout comme les groupes comme Iveco ou Bolloré qui ont construit ces bus inadaptés à la canicule tout en se goinfrant d’argent public. Il en est de même des patrons qui gèrent l’exploitation des bus en Île-de- France (RATP, ATM, Transdev, Keolis, etc.). De plus, le temps de travail des conducteurs, allongé de 45 minutes par jour depuis 2023, augmente leur fatigue et diminue la sécurité.
Dans certains dépôts, des conducteurs n’ont donc pas attendu des décisions de leur direction pour prendre eux-mêmes le temps de pause dont ils avaient besoin. Sentant le mécontentement monter, ces directions ont allongé les pauses et multiplié la distribution de glaces, de boissons fraîches, etc. Mais cela n’a pas suffi à refroidir le mécontentement.